Fais, pense, ressens.

Cela fait plusieurs semaines que je cogite au sujet d’un nouvel article et que j’hésite à poser ces quelques lignes sur la toile. Ce n’est pas une critique adressée aux réseaux sociaux mais juste une réflexion, un angle de vue.

Depuis quelques temps j’ai retiré pas mal d’applications de mon smartphone. J’avais pour réflexe de regarder Facebook, Instagram ou Snapchat toutes les deux minutes ! Maintenant je ne regarde Facebook que de mon ordinateur, autrement dit très rarement. Et finalement, je ne rate pas grand  chose. Le réseau qui m’étonne le plus en ce moment c’est Instagram. J’étais abonnée à beaucoup de comptes pendant un moment et je n’y voyais plus rien. Et j’ai eu comme une overdose de bien-être en suivant le flux au quotidien. J’avais l’impression de me retrouver dans le monde des bisounours avec des injonctions au bonheur à n’en plus finir ! Loin de moi l’idée de critiquer toutes ces blogueuses car il y a en des fantastiques, ni de dire qu’Instagram est nul… Moi-même je participe à tout cela en postant régulièrement. Ce qui m’étonne c’est le développement, la multiplicité des profils prônant le bonheur comme finalité, les petits déjeuners tous plus healthy (sains) les uns que les autres. Le développement personnel est fantastique et infini. Il était auparavant réservé à certains professionnels et s’est maintenant démocratisé. Je trouve cela super car cela le rend plus accessible. Mais attention à la dérive du « Je vais bien, mon quotidien est parfait et je dis aux autres de faire de même ».

Je suis en train de lire l’ouvrage de Fabrice Midal intitulé « Foutez-vous la paix et commencez à vivre » et il illustre parfaitement mon ressenti du moment.

La pleine conscience, la respiration, le bien-être, le bio, l’éthique ça se vit. C’est un cheminement personnel qui est long et qui peut éventuellement se partager. On plante des petites graines par-ci par-là et on voit avec plaisir certaines personnes changer de comportement et consommer autrement. Mais ce ne sont en aucun cas des injonctions que l’on doit lancer aux autres, des nouvelles normes de vie, des obligations. Fabrice Midal le dit très bien dans son livre : « Nous sommes conditionnés à toujours « faire » : cuisiner, travailler, aimer, regarder un film, répondre au téléphone ». Alors si on nous lancer à tout va et plusieurs fois par jour de bien respirer, d’être heureux, de manger sain, de faire de la pleine conscience, on s’éloigne du projet initial. C’est le problème du nombre et quand la société s’empare des tendances. Quand je vois ce que l’on est en train de faire de la méditation, un produit marketing et de performance, cela me désole…

Vous savez, être thérapeute et accompagner des personnes cela ne s’invente pas et c’est un métier très difficile. Les conseils doivent être bien dosés, bien rodés, expérimentés et ciblés. Sur les réseaux je trouve cela presque culpabilisant quand on n’arrive pas à suivre tous ces conseils et à aller bien.

Alors partagez mais en conscience, avec parcimonie, avec bienveillance. Et sinon, comme dirait Fabrice Midal, foutez-vous la paix, vivez et vous verrez tout le monde s’en portera aussi bien !

Pour terminer, je vous présente trois personnes : une sophrologue, une coach, une prof de yoga et spécialiste de l’Ayurvéda, une naturothérapeute et une prof de yoga passionnée de hip-hop, qui partagent avec passion et justesse leur savoir-être et savoir-faire :

A bientôt.

Agathe

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