Bonjour !

Cet article j’ai envie de l’écrire depuis longtemps car il traite d’un sujet qui me tient à cœur : la méditation de pleine conscience.

J’ai mis du temps à me décider à poser ces quelques mots car, depuis quelques années, la méditation est devenue un véritable phénomène de mode. Dans un sens je suis ravie que beaucoup de personnes s’y intéressent et la pratiquent, qu’elle s’intègre dans notre quotidien, et d’un autre côté cela m’attriste un peu de voir ce qu’on en fait : un business, une obligation, une norme.

C’est sujet vaste et plus compliqué qu’il n’y paraît. Selon moi, il faut passer par un apprentissage, par des lectures, par du vécu et toujours, TOUJOURS, garder son esprit du débutant. Rester dans la simplicité de ce que cela apporte.

Je ne reviendrai pas sur les différentes formes de méditation, tout cela vous pouvez le trouver dans des livres. Je voulais vous raconter en quoi la méditation de pleine conscience (mindfulness) a changé ma vie. Oui, oui, vous avez bien lu ! Elle a changé ma vie, la relation que j’ai avec moi-même, ma relation aux autre, mon esprit. Il y a eu un avant et un après.

Toute jeune déjà, je me demandais comme trouver le repos de l’esprit. Comme beaucoup d’entre nous, je suis la championne du vélo qui pédale tout seul là-haut ! Et mon mental a tendance à tout amplifier, tout mélanger et s’inquiéter de tout. Ce qui a eu pour conséquences : des angoisses, de l’immobilisme dans sa vie, de la projection et beaucoup, beaucoup de fatigue mentale !

Tout a commencé quand j’ai repris un travail dans les ressources humaines qui était en quelque sorte un non-choix, une obligation dans ma vie. Je me suis rapidement sentie sous pression, tendue, à la limite du craquage. Et je savais que ce boulot je n’avais pas d’autre choix que d’y rester, qu’il fallait que j’apprenne à gérer la pression.

De moi-même j’ai commencé à pratiquer le yoga et aussi la méditation grâce à une application qui s’appelait « Headspace ». Je me suis mise à faire des exercices tous les jours mais je sentais que j’avais besoin de plus. Par hasard, une amie me propose d’aller à une conférence sur la méditation de pleine conscience animée par Jon Kabat-Zinn, le fondateur des programmes de méditation MBSR (Réduction du stress par la pleine conscience) et MBCT, (thérapie cognitive basée sur la pleine conscience), rien que ça !

Vous regarderez son histoire car c’est grâce à lui que la méditation de pleine conscience a ensuite été introduite par Christophe André à l’hôpital Saint Anne à Paris. Les neurosciences se sont penchées sur le sujet et ont fait démarrer tout cela en étudiant les effets de la méditation sur le cerveau. Une fois que tout a été validé et approuvé par les scientifiques, le plein boum de la méditation était lancé !

Cette conférence a donc été ma première rencontre « en vrai » avec la méditation. Et il se trouve que ce jours-là (je l’ai découvert après), celle qui traduisait la conférence était ma future enseignante en méditation !

J’ai ensuite cherché un programme MBSR sur Paris qui me correspondait et un mois après je débutais ma première soirée de méditation avec Geneviève Hamelet. Le programme s’étale en tout sur 8 semaines. Le groupe est toujours le même et on se réunit pendant 2h chaque semaine. Ensuite on est invité à pratiquer 45 minutes de méditation formelle (assise ou allongée) par jour et des exercices informels de pleine conscience.

Pour la première fois de ma vie, j’ai appris à rester assise pendant 2h, à apprivoiser ce mental qui me paraissait indomptable, à ne pas y arriver, puis à ressentir de la joie, à observer juste ce qui est, à tester mes limites et surtout à vivre la chose la plus simple du monde : être là, respirer, et c’est tout !

La méditation formelle n’est pas ce qui m’a apporté le plus au quotidien. Ce dont j’ai appris à me servir ce sont les outils de la pleine conscience, c’est à dire, apprendre à vivre sa vie en se connectant par micro-moments au présent. J’ai appris à apprécier une gorgée de café, à sentir le vent sur mon visage, à marcher en ne faisant que marcher, à taper sur mon ordinateur en ressentant les touches de mon clavier, à manger, boire, dormir, et juste ÊTRE, en étant plus présente à moi-même.

Depuis, j’ai l’impression que le temps passe moins vite, que les instants que je vis sont plus forts, plus « vrais ». J’ai moins la sensation de passer à côté de ma vie et des gens qui m’entourent. Avec le temps, on arrive à pratique la pleine conscience tout en étant avec d’autres. Par exemple en prenant un apéro avec des amis, on arrive à discuter et aussi à profiter pleinement du moment. On parvient à sentir chaque gorgée, à se remplir de chaque rire, à se couler dans l’instant avec délice, tout en étant en relation avec les autres. On fait ça incognito et c’est super amusant de le vivre sans que les autres s’en aperçoivent !

La pleine conscience je ne la mets pas à toutes les sauces, je ne m’y oblige pas. A force, elle fait juste partie de moi, elle est entrée dans ma vie. C’est comme une rencontre merveilleuse que je ne lâcherai plus jamais.

Si vous voulez en savoir plus sur la méditation, tournez-vous vers des lectures simples avec Christophe André, Fabrice Midal, Matthieu Ricard puis Jon Kabt-Zinn, Ilios Kotsou, Thich Nhat Hanh. Il y a un joli livre que j’aime beaucoup qui propose plein d’exercices de pleine conscience très simples (Le petit livre de la pleine conscience d’Anna Black).

Je vous encourage à pratiquer la méditation avec un enseignant. Être guidé est très important au départ, être en groupe aussi. Et si vous voulez aller plus loin, le cycle MBSR est vraiment merveilleux. Il suffit de se rendre sur le site association-mindfulness.org/mbsr, toutes les formations sont répertoriées.

Merci d’avoir pris le temps de me lire.

Bonne pratique à vous !

Agathe