Bonjour à toutes et à tous,

C’est le cœur lourd et triste que je prends ici le temps d’écrire un nouvel article. Cela fait déjà quelques semaines que je le passe en boucle dans ma tête mais il est difficile de poser les mots justes et de ne pas laisser aller la colère brute que je ressens.

Cela fait 20 ans maintenant que j’ai terminé mes études en psychologie et que je chemine dans l’univers passionnant du développement personnel. Depuis quelques années (environ 3 ans) je partage ma pratique, mes ressentis, mes interrogations sur Instagram et Facebook. Pas pour sermonner. Pas pour donner LA vérité. Pas pour donner LE meilleur conseil. Juste Transmettre : pour que d’autres puissent progresser plus vite que je n’ai pu le faire. Car tout ce cheminement est long, les prises de conscience difficiles.

Mais comme je suis triste de voir ce que le développement personnel devient sur ces réseaux : ce n’est qu’injonctions, conseils à tout va, rituels pour tout faire. Je ne vois plus que les mots : connexion, intuition, guidance, ressenti, instant présent, respiration, énergétique, utérus, féminin… Tous ces mots que je chéris tant et qui sont tellement de réconfort quand ils sont bien utilisés.

Toute pratique adoptée dans un extrême est mauvaise même si l’intention de départ est bonne.

A trop vouloir chercher on se perd.

A trop vouloir avoir des ressentis on se coupe.

A trop se connecter au Sacré on perd la connexion à la Terre.

Bien sûr que tous les cercles et les pratiques qui se développent actuellement sont intéressants et nous permettent de nous reconnecter. Bien sûr que les cristaux, les huiles essentielles, les Fleurs de Bach, les bols chantants, les attrapes-rêves, les livres, les malas sont d’une grande aide et nos alliés dans notre cheminement. Mais croire que nous avons absolument de consommer de tout cela tout le temps : non.

Je suis la première à avoir été prise dans le piège de cette surconsommation. Et je me sens en colère de m’être laissée leurrer. Je ne rejette pas tout cela en bloc et j’ai d’ailleurs beaucoup d’amies qui proposent des choses merveilleuses dans ces domaines et en qui je crois du fond du cœur. C’est ce que l’on fait de tout cela qui me pose problème et la multiplicité des personnes qui le propose pour faire de l’argent et pas pour aider.

Je fais moi-même beaucoup d’ateliers pour expérimenter de nouvelles pratiques (chamanisme, géobiologie, reiki, communication avec les arbres). Je ne consomme pas dans une recherche absolue de réponses. Les réponses je les ai en moi la plupart du temps et je vis aussi pleinement mon quotidien d’être « incarné », de bipède terrestre et limité dans certaines choses encore.

Parfois les mots me manquent quand je regarde mon feed Instagram. Dire ce qui a a déjà été si bien écrit il y a des milliers d’années par des sages, des bouddhas, des philosophes n’a aucun sens. Parler d’instant présent à tout va en étant moi-même connectée du matin au soir est une totale absurdité et contradiction.

Vendre du bien-être nous éloigne de l’essence même de notre pratique, de la sagesse de nos enseignements.

J’en ai marre de ressentir, de me connecter, de tout ritualiser. Je veux vivre et c’est tout ! Avec les hauts et les bas. Je n’ai besoin de presque rien pour mon bonheur. Se gaver de tout cela rend le repas très indigeste. Je me sens en overdose. Parfois je ne sais plus quel est mon rôle dans tout cela et si ma lumière parvient encore jusqu’à vous.

Alors voilà… prendre un peu de recul. Se demander s’il est essentiel de dire autant de choses tout le temps à propos de la méditation, du yoga, de la sophrologie, des oracles, de l’énergétique. Et vivre un peu plus sa vie à soi en proposant rien d’autre que de l’amour aux gens qui m’entourent. Cultiver ma santé, mon bien-être dans la simplicité.

Je vous souhaite une bonne réflexion dans tout cela. Je vous le livre brut mais cela vient du cœur.

Agathe