Tout va trop vite

Bonjour à toutes et à tous,

Cet article me trotte dans la tête depuis un moment et finalement, grâce à un post que j’ai publié hier sur facebook concernant la pleine conscience et grâce à une de mes clientes en sophrologie, me voilà prête à accoucher ces quelques mots.

Tout a commencé hier, quand j’ai publié un petit message sur facebook intitulé « Et vous, c’était comment votre petit déjeuner ? ». Ce post rapide était fait pour sensibiliser les gens à la pleine conscience et les inciter à se poser davantage pour ressentir les choses. Puis, ma cliente de ce matin qui vient pour sa séance de sophrologie me demande : « Et vous, vous n’avez pas l’impression de courir tout le temps ? Comment fait-on pour se poser et trouver du temps quand on n’en a pas ? ».

Oui. J’ai moi aussi l’impression de ne jamais arrêter. C’est la course folle toute la journée : les milliers de choses à penser, les mails, textos, whatsapp, messenger auxquels on doit répondre, ses rendez-vous à caser dans un emploi du temps déjà bien rempli, le frigo vide depuis trois jours…, et quand on a des enfants, penser à toute la logistique les concernant. Bref, une vie de dingue !

Malheureusement, parmi tout ce que je viens d’énumérer, il n’y a pas beaucoup de choses que l’on peut remettre à demain ou ne pas faire : personne ne peut emmener les enfants à l’école à part nous, le frigo ne se remplira pas tout seul, la réunion de 9h requiert notre présence, répondre aux mails est nécessaire dans son travail,…

Alors  je lui réponds que pour faire face à tout cela, je pratique la pleine conscience aussi souvent que possible. Mais attention, la pleine conscience ne doit pas être vécue comme une obligation supplémentaire, du genre « il faut que je pense à profiter de mon petit déjeuner sinon j’ai raté ma journée ». Non, la pleine conscience c’est un peu comme une discipline de l’esprit qui permet de d’agir comme une soupape de sécurité dans son quotidien. C’est un moment plus ou moins long que l’on s’accorde pour être juste là. Il y a de nombreux exemples possibles :

  • être en conscience quand on boit une gorgée de thé (son goût, la chaleur de l’eau)
  • être en conscience quand on marche pour aller prendre le métro (je sens chacun de mes pas)
  • être en conscience quand on conduit (je sens le volant dans mes mains, j’entends le bruit que fait ma voiture, je sens mon pied appuyer sur la pédale d’embrayage)
  • être en conscience quand le vent vient souffler dans ses cheveux (la caresse sur le visage, est-ce que le vent est frais ou chaud)
  • être en conscience quand on fait la vaisselle ou que l’on prend sa douche (sentir le contact de l’eau sur soi).

Voilà. La pleine conscience c’est aussi simple que ça. C’est débrancher son mental quelques secondes pour ressentir ce que l’on fait, être à l’écoute de qui est.

Mais avant de commencer la pleine conscience, je dirais qu’il faut d’abord repenser sa gestion du temps. Le temps par essence ne s’arrête jamais. Il n’est que continuité. Vous avez peut-être organisé votre quotidien d’une certaine façon pour plein de raisons. Mais peut être qu’aujourd’hui, ces raisons ont changé. Ce que je veux vous dire, c’est que prendre du temps cela se décide, sinon on ne le fait jamais. Speed, on le sera toujours si on se laisse prendre par le tourbillon de notre société actuelle. Si vous décidez de prendre du temps pour vous, parlez en à votre famille, à vos enfants, à vos amis. N’ayez pas peur de passer pour un « égoïste » en disant que tel jour à telle heure vous ne serez pas disponible pour les autres car vous allez prendre du temps pour vous. Dites vous que les autres ont les ressources pour faire sans vous et peuvent s’organiser autrement. Plus vous le ferez et plus vos enfants apprendront à le faire pour eux aussi, votre conjoint, vos proches.

Prendre du temps est un apprentissage, une sorte de rééducation. Dites vous aussi que, plus vous prendrez du temps pour vous, plus vous serez disponible pour les autres, et moins vous aurez le sentiment de râler contre tout.

Bon. Je vous dis ça aussi parce que je l’ai expérimenté en suivant un cursus en méditation et que j’ai appris à le faire.  Que je le fais. Puis par flemme ou manque de temps (argh ! encore lui !) j’oublie de le faire. Puis j’y reviens, toujours. De plus en plus.

Dans la pratique de la la pleine conscience, il faut accepter que l’on va la pratiquer, que l’on va en retirer des bénéfices, puis ensuite on va l’oublier. Et un jour, vous en ressentirez à nouveau le besoin et vous recommencerez. Petit à petit, elle fera partie de votre quotidien et cela sera aussi instinctif et vital que de respirer.

Aller bien demande des efforts. Cela nécessite de sortir de sa zone de confort « inconfortable », de se faire un peu violence quelque part. Mais cela vaut le coup, croyez-moi !

Si vous avez besoin de plus de conseils, je peux vous indiquer quelques livres ou en parlez avec vous. Par exemple, j’aime beaucoup « Le petit livre de la pleine conscience » d’Anna Black. Je le laisse toujours sorti pour relire une page ou deux de temps en temps.

Alors maintenant, reste à vous souhaiter de cheminer à votre rythme à ce sujet. De tester la pleine conscience. De la détester. Puis, de ne plus pouvoir vous en passer !

Agathe

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